Emmanuel BOSSENNEC    
   
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La densité des mots
L’éloge de la tendresse qui s’attache à des riens
Refermer le mystère oui
Depuis aussi la pointe de l’œil
De la satire demeurent seulement des nervures sur l’onde passive
Jadis neige déserte au pied des abreuvoirs gelés
Le temps s’infléchit comme un rameau de mûres
Une brume de soie s’est formée sur les pans des tentes
Au moins je vois passer des processions de vierges
Aux dieux anciens elles vont porter des parfums renversés
Leur cheville est peinte d’herbes et d’étoiles
Car l’on revient de si loin d’au-delà des servitudes
Les saisons de jachère que recouvre encore un film de mémoire
Le vent tiède le vent qui s’est levé
Et fait vrombir les peaux tendues face au soleil
Antan aminci vers l’oubli
Les oraisons annoncent des limons fertiles
J’embrasse le sable où elles ont marché