Emmanuel BOSSENNEC    
   
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Multitude de cadenas dans les circuits. Réponse sibylline des concessions aberrantes. Clameur qui s’élève le temps des voyages. Cadence. Calfat. Caniveau. Canin. Caïn. Abel. Babel. Babibel. Public qui applaudit. Vendez. Vendez-moi. Vertébrés dévalant la chaîne de l’évolution. Jusqu’au pourceau au lombric au polype. Vache de soirée où suinta l’âme des torpeurs. Fange de l’abîme happe mes casiers. La perte est incalculable. Je tire des câbles afin de retenir le sol. Ne plus bouger pour que ne disparaisse jamais la photo des otages. Et planter un drapeau. Là, c’est là. Avec la petite fenêtre allumée. Tête compacte de l’anonymat. Michel. Jason. Caroline. Kity. \s*e+/x*e. Anne. Rob. Denise. Emprise sur la nuit. Insecte emmailloté de soie. Slurp. Ne communiquez jamais votre numéro. Je coupe. Blanc. Noir. Blanc. Je descends les marches une deux trois quatre cinq six sept huit neuf dix onze douze treize quatorze quinze seize. Quatre fois. Et je rentre dans la ville. Pan ! A droite à gauche camion lumière peuple foule fille pas seule merde café clope. Café. Clope. Qu’il est bon au milieu des errances des erreurs de glaner le peu qui filtre sous des lumières enfumées. Chaude haleine de l’ennui. A une deux trois tables un repli. Partager le silence comme la miette de réel qu’il nous reste en commun. Là parce que vivre. Là parce que souffrir. Là parce que aimer. Infléchir les strates de néant vers les nervures ligneuses des alcools. Goût fort des luttes solitaires ruminées aux étapes de l’exil. Choc des fronts dans la main las. Idiotie de tout. Torpeur livide qui s’insinue dans les eaux mornes de l’enfer. Fatigue enfin de la douleur. Tonne de merde sombrant au fond du monde. Demain soulèvera la charge encore la charge encore la même plus vaine. C’est tout. Alors tête au carreau pas possible d’arrêter. Et le mal qui descend comme une bronchite. Café le plus fort possible pour vaincre l’amnésie. Imbécillité nécessaire à la survie. Parce qu’il n’y a rien à comprendre. Et cependant les hémisphères fourragent. Derrière les tables des mutismes dansent les chimères qui nous enlacent. La rue descend jusqu’à un dais de sable. Alors partir.