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Que peut-on faire de soi si l'on a consacré sa vie à la beauté ?
Henry Miller

jeudi 16 mars 2006

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Vous sentez l'étau qui se resserre ? Le collier qui rentre à chaque mouvement un peu plus dans les chairs. Ne bougez plus, retenez votre respiration, économisez l'air qu'il vous reste.
Cela dit, pourquoi pleurer ? Peut-être, après tout, pouvons-nous laisser crever la bête de son propre cancer, de sa propre connerie. L'art sera toujours ailleurs.

mardi 14 mars 2006

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Vertu longue naissance
Répertoire d'idées incendiaires qui culminent dans l'épuisement
Livide gueule de gargouille, tempête de merde dans le bocal crânien
Le bouclier des tronches qui donne la nausée du crime
Dents ébréchées du souvenir
Mémoire putassière qui dandine au nez des ruts
Vanité pleutre des ornières qui défilent le nez graissant la vitre
Que faire de soi quand on a donné sa vie à l'art ?
Que faire de soi quand on ne peut que
Déchoir jusqu'au lisier de la chair, là où elle finit, là où elle cingle vers le large, le sexe
Vers la chair chaussée de sabots coiffée de cornes
Ami de la nuit et des matins attablés aux terrasses, dans la joie fraîche de l'écriture
Avec la toile qui s'impatiente là haut et les couleurs qui tortillent dans leur écuelle
Couilles bourdonnantes du créateur qui va partir contre le blanc sévère
Ruée du con qui saisit et ne veut plus lâcher
Harmonie des bouches et des sécrétions
Glaise du désir
Créer : une giclée de sang

vendredi 10 mars 2006

Poésie interactive (2)

« Moi aussi, je veux écrire de la poésie!!!
- Rendez-vous ici ou ici !
N'hésitez pas à laisser vos textes en commentaire de ce post... On fera peut-être un recueil.
- Oh ! merci ManuB ! »

jeudi 9 mars 2006

Poésie interactive

mardi 7 mars 2006

Appétit

Je suis prêt ! Je voudrais plonger, sauter à pieds joints dans la vie !
C'est où, déjà ?

vendredi 3 mars 2006

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Liqueurs de diamant dans les ravines du temps poudroient. Bercail au dais limpide où perdurent l'innocence et l'illusion du charme. Tu oscilles déjà selon le rythme las des fruits prêts à choir tandis qu'entre tes lèvres liquides le jour cille avec des roseurs de cuisse. Au miel de tes cheveux des sources. Au firmament les bras impatients des frondaisons fanent la laine des nuées. [Au firmament ton cul comme un soleil.] Au firmament mes dents gravissent le jour déployé à ton dos comme une aile.

mercredi 1 mars 2006

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Désir figé dans la gelée des hors d'oeuvre, dans les méduses de l'autre. Terreur des accrochoirs vanité de la folie vanité de cheminer vers. Bordel moite Bordel mou Boîte à sucres des déceptions. Ghhhh. Suff.oc.ocation. Blessure muette qui bleuit entre les côtes. Il pleut dans les lobes. Banalité de l'échec qui plafonne au miroir des nues, dans la hideur inverse des patrimoines blasés. Porter l'histoire comme on porte sa peau. L'histoire qui se suce la glande et s'attendrit de sa propre misère. Plt plt plt plt plt. Confort humide et tiède où vivre équivaut Où vivre équivaut. Doloir doloir parce qu'il faut du moteur au désir. Souffrance maintenant sur la corde tendue envers le monde. Corde tendue pour ne pas appeler. Corde ou câble. Cède et ma tête contre du marbre. Froid du front et des dents Ça confine au frisson. Comme une décharge de frelons Pousse-toi Viens Vis
Vis-moi