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Un lion en cage, ce n'est jamais flatteur pour la race humaine.
Henry Miller

mardi 31 janvier 2006

Glaise des godasses

La charge de l'imaginaire.
C'est quand le réel remue, quand ça répond pas, quand le projet d'être soi veut dire quoi ? Rien... Dedans ça passe son temps à chiâler. Dehors, ça observe et ça juge.
Ma tête est prise dand l'étau d'une étreinte d'araignée. Désarticulé, brassant l'air de l'arc des bras, je ne sens. Rien. Pourtant je ploie. Pourtant je résiste. Pourtant je m'énerve et je me révolte. Mon crachat retombe à mes pieds. Je me crois seul et c'est inutile.
Putain ! Vivement que ça barde ! La terre est prête. La matière des entrailles est mûre. Et le ruisseau, dehors, se désole. Des baraques aux volets neufs imitent des vaisseaux d'orgueil. J'avance dans la saignée de terre qui contourne la ville. Besoin de boue et d'herbe accrochées aux semelles, de sentir dans l'air des parfums lointains. Besoin que l'air sente quelque chose.
Ici les souffleries grisailles sussurent un air délavé, un air étique et triste, lourd de diesel et de pointage au boulot. Le sol mouillé sent le sol mouillé, connement. Je désire un sol qui comme des seins de femme enivre, un sol chaque jour méconnaissable parce qu'il a plu, que le vent l'a rabotté, que le soleil l'a cuit. Un sol chemin, ornière, champ, fossé, tallus. Un sol qui ne soit pas utile.
Je veux une vie inutile.

lundi 30 janvier 2006

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Le monde
La Terre est une panse crevée de bête.
Pendue par un lambeau la tête pendule et choit au sol le nez dans une motte. Deviens ce que tu es, sois ce que tu deviens. Ça cogne contre les édifices. Police. Police ! Le silence est seul à recueillir le dense de l'être. Lorsque ça refuse de sortir, c'est que ça charrie dans la chair, que ça broussaille à l'intérieur. Les cheminées du corps finiront bien par branler. Finiront bien. Finiront bien !
Des lacis scintillent dans la blanchaille. Du lait des plaies. La mère casse-pieds. Ça discourt. Tout le temps. Partout. Du bruit et de la vitesse pour couvrir l'inanité. Panique à bord. Respirer, boire, manger, chier, baiser pour oublier qu'on saigne. C'est là qu'on souffre. Mais les vivants ?
Entre les tours tièdes inventer un monde et dehors laisser circuler le dedans. La pensée, l'art, c'est de la merde. Et tant mieux.
« La science, c'est la poésie qui montre son cul ». La poésie, c'est la science qui montre son sexe.
Baiser et chier, c'est ça l'art.
On n'est pas loin des bords du séant. [L'art, c'est une histoire de cul].
Expérience. A partir de la figure, vous démontrerez que la pensée a un sexe, que l'âme a un sexe et que ça fricotte dans tous les coins
Désir.
Ah ! Les rondes naissances de gorges ! Ah ! La Beauté qui ruisselle sur les champs du possible, sur l'argile du cerveau, des mains, des pieds, du ventre et au-dessous. Formidable semence appelant la semence. 7.
L'ère des mycologies. Le réseau des nuances quadrillé par. Les flics
Les curés
Les flics
Les journalistes
Les flics
Les scientifiques
Les flics
Les marchands
Les flics
Les philosophes
Les flics
Les artistes
Les flics
Dans chaque artiste, il y a un flic qui sommeille. Brigade des moeurs !
Les nichons de la Vérité sont un peu farouches. D'ailleurs, elle est frigide. Mais ceux de la Beauté !... Ah ! la garce ! Elle tue ses amants après leur avoir vidé la chair. Epinglés dans les musées comme des papillons derrière le carreau de la boîte.
C'est joli et ça fait bourgeois.

jeudi 26 janvier 2006

chien

Après s'être mouché dans sa femme
Il la laissa froisser