J’ai refait aujourd’hui un nouvel essai avec l’ardoise en pigment, et mes impressions d’hier se confirment, hélas.
J’ai cette fois-ci broyé le pigment avec un agglutinant composé d’huile de lin et de siccatif flamand.
J’ai ensuite utilisé la pâte obtenue au couteau, sur une ancienne toile, donc sur un support pratiquement pas absorbant. J’ai laissé la toile sécher horizontalement pour éviter les coulures. Au bout de quelques minutes (une ou deux heures maximum) après avoir fait cet essai, j’ai jeté un oeil à la toile pour voir comment elle se comportait, et j’ai eu la mauvaise surprise de constater que, une fois de plus, le pigment s’est complètement désolidarisé du liant. La position horizontale a eu pour effet que le pigment s’est amassé et a été entraîné par son propre poids vers le bas, tandis que le liant semble surnager, pour former comme une pellicule au-dessus du pigment.
Le séchage complet m’en dira plus, notamment du point de vue de la solidité du résultat, mais cette insuffisante incorporation du pigment et du liant me laisse présager d’un comportement plutôt décevant, et probablement peu solide. J’aimerais pouvoir incriminer le manque de finesse du broyage, mais je pense que le problème ne vient pas de là, mais bien de la nature même du pigment.